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 Turn 2-6 : The art of War, by Gonzalo Fernández de Córdoba

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El Gran Capitan
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MessageSujet: Turn 2-6 : The art of War, by Gonzalo Fernández de Córdoba   Ven 9 Fév - 13:52



- Alors, on vous connaît surtout comme l'artisan de la victoire Espagnole dans les guerres d'Italie. Pourtant votre surnom est bien plus ancien.
- En effet. C'est d'abord en luttant contre les musulmans que j'ai acquis ma renommée. Et pour la plupart de mes concitoyens de Montilla, je reste avant tout celui qui a achevé la reconquête de la péninsule... Le libérateur des Maures.
- Maures que vous avez en définitive poursuivi au-delà des colonnes d'Hercule.
- Sans doute la victoire la plus éclatante de ma carrière. Nous avions débarqué à Tanger en février, mais aussitôt nous avons saisi que, si les Portugais étaient décidés à partager les fruits de la victoire, en se jetant dès l'abord sur les riches plaines de la côte atlantique, il nous faudrait aller chercher les lauriers à la pointe de nos piques.
- L'armée marocaine s'était réfugiée dans les montagnes, méprisant la souffrance de son peuple, assiégé dans Fès.
- Mais il en fallait plus pour nous décourager. Madre de dios, la Méditerranée traverse l'Espagne comme le Rio Manzanares traverse Madrid, comme j'ai coutume de le dire à mes hommes.
- ça a été une boucherie effroyable, on peut le dire.
- Si fait. Piégés dans les hauteurs, pilonnés, traqués, pas un n'a réchappé au feu nourri de nos canons, à l'avance impitoyable de nos vaillants soldats, à l'impétuosité de nos cavaliers. Mais n'oublions pas que ce n'étaient que des infidèles. Leur mort était plaisante à Dieu.
- Euh... j'imagine. Et les Turcs ne sont alors pas intervenus ?
- Pas à ce moment-là. Eux et je ne sais plus quel autre peuple de mécréants étaient en train de s'étriper pour le contrôle de la Syrie. Déjà, ça avait pas mal simplifié le travail de Hernandez lors de la campagne de Cyrénaïque, quelques années auparavant. Mais ce n'était que partie remise.
- Ah... Venons-en maintenant à vos campagnes en Orient. C'était juste après l'avènement de Charles Quint, n'est-ce pas ?
- Euh... Pas exactement. Sa Majesté, qui venait d'accéder au trône impérial en cette glorieuse année 1501, m'avait confié le commandement de l'armée d'Italie. Laquelle a en définitive été assez peu sollicitée pendant les quelque années qui suivirent. Deux-trois paysans à massacrer deci-delà... Autant vous dire que je m'ennuyais ferme.
- Mais pendant ce temps, qui s'occupait de mener la campagne de Rhodes ?
- Personne à vrai dire. Quelques navires furent bien envoyés au secours des chevaliers, mais ils furent assez lamentablement mis en déroute par la flotte turque. Heureusement que les vieux remparts de l'Acropole ont tenu bon.
- La marine espagnole n'a d'ailleurs guère brillé tout au long de la période...
- Hélas ! Je ne compte plus les défaites, aussi bien contre les Turcs que contre les Français. Nous sommes un peuple de chevaliers, voyez-vous, pas de marins.
- D'où cette alliance avec la sérénissime.
- Exactement. Voyant arriver les galères de Veniero, le Grand Turc n'a pas demandé son reste. Et les braves chevaliers de Rhodes ont pu recommencer à écum... euh, à répandre la Foi en Méditerranée orientale.
- Qu'y avait-il au juste dans ce fameux traité de 1505 avec Venise ?
- En fait, en échange du concours de leur flotte, nous devions les aider à s'emparer de la Serbie et de la Bosnie, qu'ils diputaient sans grand succès aux chefs de guerre locaux.
- Ce ne fut pas vraiment un succès, dirait-on.
- Hélas ! Le commandement de l'armée fut laissé à un général vénitien, qui ne connaissait rien à l'art des sièges, et moins encore à l'utilisation des canons sur le champ de bataille. Quand une armée turque vint à passer dans la région, ce fut une belle boucherie.
- Jésus Marie. Mais que n'étiez-vous là pour éviter ce désastre ?
- Eh bien, il faut dire que Sa Majesté était alors engagée dans bien des guerres à la fois. Ainsi, les armées autrichiennes, épaulées par les renforts pontificaux et polonais, étaient occupées à soutenir en Hongrie la cause impériale... Ces traîtres qui menaçaient de pactiser avec le Turc. Quant à moi, je dirigeais la conquête de la Sicile.
- Vous deviez enrager de ne point pouvoir ainsi participer au combat contre le sarrasin...
- ... Tandis que des chefs incompétents livraient un tribut de sang à l'infidèle ! Heureusement, le roi Carlos finit par comprendre son erreur : à peine avais-je achevé mon oeuvre italienne qu'on me remettait déjà le commandement suprême des armées orientales. Trop tard pour sauver la Bosnie, malheureusement. Mais j'écrasai sans pitié les armées hongroises et me rendis maître en quelques mois de la Croatie. Peu de temps après, la chute de Buda consommait la victoire espagnole.
- Et ce fut de nouveau une période de repos forcé.
- Ne voulant pas m'éloigner du front méditerranéen que je connaissais mieux que quiconque, Charles Quint confia l'armée du Nord à un condottiere. Qui s'acquitta à marveille de la basse besogne qui lui était confiée : quelle gloire peut-on tirer d'étriper ainsi quelques malheureux bourgeois hollandais ? Sachant à peine distinguer une arquebuse d'une lèchefrite ?
- Il faut dire aussi qu'à ce moment, une part importante des forces espagnoles était occupée outre-Atlantique.
- Oui, là encore permettez-moi de ne pas m'étendre trop avant sur les frasques d'un mien homonyme, qui, tout vice-roy qu'il fut par la suite, n'en était pas moins un fieffé incompétent, incapable de se servir correctement des superbes bouches à feu que je lui avais confiées.
- Venons-en maintenant à la seconde guerre d'Italie. Vous étiez alors au pinacle de votre gloire.
- En effet. Cette guerre-éclair vit l'Europe entière s'en prendre à m... euh, à notre Empire, et se briser les dents sur le talent de nos soldats.
- Vous même n'avez participé à aucune bataille au cours de cette guerre, ce me semble.
- Groumph... En effet, aucun général français n'a eu l'audace de s'opposer à ma marche triomphale. Aaah ! la prise de Lyon. Si la France n'avait pas capitulé aussi vite, je serais entré dans Paris, croyez-moi !
- En tout cas, sur cette guerre, vos subordonnés n'ont pas démérité.
- Bah ! Menu fretin ! Les troupes autrichiennes n'avaient en face d'elles que des vénitiens sous-équipés, commandés par je ne sais quel bras cassé. Quant aux Français, depusi la mort de Bayard, ils n'avaient plus un chef digne de ce nom. Leur souverain, qui voulut s'essayer à l'art de la guerre, mourut à Marignan dès les premières échauffourées.
- Parlons tout de même de cette minuscule armée des Flandres qui, pour n'avoir jusqu'ici effectué que de la "basse besogne" comme vous dites, n'en tint pas moins tête à la moitié des forces françaises, anglaises et palatines...
- Peuh... Avec les ouvrages fortifiés qu'ils avaient à leur disposition, n'importe qui serait arrivé au même résultat. Croyez-moi, rien de glorieux à cela. Pareil sur le front turc ! Félicitez plutôt les forteresses serbes que le génie militaire de mes collègues.
- En somme, entre une marine lamentable et des collègues incompétents, on peut résumer en disant que vous êtes l'unique artisan du grand siècle espagnol.
- C'est à peu près cela, oui.


Dernière édition par le Ven 9 Fév - 17:47, édité 1 fois
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El Gran Capitan
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MessageSujet: Re: Turn 2-6 : The art of War, by Gonzalo Fernández de Córdoba   Ven 9 Fév - 14:53



En rouge, les campagnes de El Gran Capitan. En rose (resp. bleu), les batailles et sièges remportées (resp. perdues) par d'autres armées espagnoles ou autrichiennes de son vivant.
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